03 août 2010
Les marginaux
Voici l’histoire d’hommes condamnés par le dieu adrénaline à monter des sommets pour les descendre.
Ces hommes, c’est vous c’est moi, mais ce n’est pas forcément Jo rapport aux portages et encore moins Nidal rapport au vertige…
Ces hommes sont des hommes normaux avant tout, malgré leur tenue qui peut paraître criardes, et leur couleur de vélo démodé, mais ces hommes ont fait le choix de braver la montagne.
La tenue criarde....
Le vélo à la couleur démodée...
Ils auraient pu faire le choix d’être à la plage, de se prélasser les doigts de pieds en éventail mais que nenni, les voici sur des pentes avec leur vélo que nul ne croiraient accessibles avec ces engins.
Ces hommes sont des drogués, ce genre de junkie qui ont besoin de souffrir pour se persuader qu’ils sont en vie.
Nous qui ne voyons en ces sommets que des amas de pierres désorganisés d’une certaine altitude, eux voit une succession de potentialité de trajectoires à une altitude donnée.
L’équation normale serait :
Sentier = trace permettant d’atteindre un lieu donné
Leur équation serait plutôt :
Sentier = Pierre + épingle + partie lisse = saut + dérapage + tiens on va un peu pouvoir rouler plutôt que de porter le vélo
Alors qu’on marcheur normal aurait les yeux rivés vers le ciel pour admirer les paysages lointain, ces marginaux ont le regard baissé vers le bas afin de choisir la meilleur trajectoire pour leur descente.
Souvenez-vous de Sisyphe condamné à pousser sa pierre jusqu’au sommet puis de la voir dégringoler jusqu’en bas pour devoir éternellement la remonter…
Voici les Sisyphes des temps modernes, la pierre a juste été remplacée par le vélo…
Alors moi je dis (mais y pas que moi) qu’il faut imaginer Sisyphe heureux. Parce que pendant qu’ils roulent, ils n’ont plus le temps de penser à ce que finalement ils sont au monde ce qu’une petite pierre est au sommet qu’ils sont en train de descendre. Et le monde n’est lui-même qu’un sommet lambda parmi la chaine des montagnes formée des planètes qui constitue l’univers.
Alors qu’on on ne sait ni nos origines, ni notre destin, c’est toujours une grosse avancée de savoir choisir une trajectoire au milieu de ces amas de pierres…
http://www.cc-tinee.fr/index.php?id=2718#servicenavettesvtt
22 mars 2010
Monter plus pour descendre plus...
Putain qu’est ce que qu’on se fait chier à se lever à pas
d’heure le dimanche matin, à se dépouiller sur des sentiers un poil gras, même aller jusqu'à
attendre dans le froid pour essayer de mettre 10 secondes au collègue, qui t’
en a collé 12 la semaine d’avant, au cours d’une spéciale dont tu ne retiendra
que ton souffle haché et une vue sur le bout de ta visière avec des arbres qui
défilent rapidement à droite et à gauche…. …. Moi je dis il y a mieux à faire,
devenir Président de l’enduro VTT.
Le pouvoir, la notoriété, voir plus : la reconnaissance, ouais ca a de la gueule ca.
Alors bien sur, il faudra choisir ton parti pro montée, ou pro descente… L’électorat est divisé équitablement entre ces deux courants et difficile de satisfaire les uns sans contrarier les autres.
Alors oui, il faudra faire des compromis, voir même des promesses qu’il sera difficile de tenir.
Il faudra faire de grand discours, à base de « Monter plus pour descendre plus », « La gagnitude pour les polyvalents ».
Il te faudra composer avec les errements de ton parti « Quand il y a une montée ca va, c’est quand il y en a beaucoup le problème », « Alors qu’en vous imaginez le bruit du frein et l’odeur de transpiration du crosseur, comment vous voulez que l’honnête descendeur soit concentré ? »
Bon alors disons que tu soit élu dans le camp des pro descentes :
- Tu pourrais instituer les 35 m de deniv maxi pour course
- Tu pourrais augmenter les frais d’inscription aux courses afin d’assurer un meilleur service public et organisation
Bon à l’inverse tu es dans le camp des pro montées :
- Cumuler au moins 6 heures de vélo avant la fin de la course
- Plus de personnes surveillant les coupes avec un bonus au bénévole ayant vu le plus de tricheur
- Diminution des frais de course pour permettre une meilleure implantation des VTTistes sur les courses
Après il y aurait les problèmes de fond :
Faut-il libéraliser les chemins afin de permettre le développement des enduristes ? Ou au contraire faut-il encourager la masse de pratiquant VTiste pour les faire venir aux chemins ?
Des débats enflammés s’en suivrait :
« Mais non Monsieur, vous n’imaginez pas les cadeaux que vous avez fait aux chemins alors que le pauvre VTTiste de base n’a pas les moyens physiques de le parcourir »
« Monsieur, vous voulez quoi, que je laisse le pauvre chemin se raviner tout cela parce que que le VTTiste de base n’a pas la force de s’entrainer ? ».
Quelle prise de tête. Au final vaut mieux quand même rouler. Bon la par contre pour la traj je prends quoi :
- La gauche à l’air correcte, le VTTiste populaire de base à souvent l’air de passer par là
- La droite est pas mal non plus, elle a l’air plus sécuritaire avec ses gros matelas en mousse,
- Il y a une autre traj à l’extrême droite mais ca à l’air louche : que du caillou blanc pas un seul un peu coloré et un peu gras
- Il reste l’extrême gauche mais la c’est droit dans la pente, gros freeride ca serait la révolution dans le monde de l’enduro…
- Il reste tout droit, mais on a l’impression qu’il y a de moins en moins de monde qui emprunte cette trajectoire
N'oublions pas que nous sommes dans une démocratie, rien à voir avec la société anarchique des arbres...
Ricou en a fait les frais...Un arbre qui avait décidé sans en avertir les grandes instances des vents dominants, des espèces ensoleillés et des pratiques humaines de s'implanter en bordure du chemin et voila c'est le drame....Côtes cassés, décollement partiel de la plévre,...
J'aurais bien ironiser sur le poumon presque touché et l'oxygène que délivre les arbres mais c'est une pente trop glissante comme la spéciale 1 que je laisse à Alex...
Allez Ricou remets toi bien, et pourtant il y avait des signes que l'on pas su déchiffrer, on l'avais bien vu sur la spéciale 1 que les côtes s'étaient pas pour toi hier....
01 mars 2010
Carnets de voyage....
Ça y est c'est le grand jour, mon premier rallye de la saison : Colomars....
Me voici tôt le matin en voiture,
La course n'est pas commencé mais déja les images commencent à se basculer dans la tête :
Ce panorama de fou en haut du Mont Chauve avec vue mer panoramique qui m'attend,
Ces singles parfaits qui n'attendent que la morsure de nos crampons,
Après, il y a les données qui ramènent sur terre,
L'hiver a été long, on a tous eu tendance à se laisser aller,
A vaquer à d'autres occupations,
On ne sait pas trop où en est notre état de forme,
Mais voila, plus question de faire demi-tour, aujourd'hui c'est le grand jour,
La course débute avec les rayons de soleil naissants, laissant entrevoir les fantastiques couleurs de nos régions,
Déjà, dans les premiers lacets du Mont Cima, le panorama sait récompenser l'effort consenti, Nice se réveille doucement au loin bercé par les vaguelettes de la Méditerranée,
Le temps de la contemplation est fini, place à l'action,
Mes sensations sont plus que correctes malgré le peu de temps de roulage de ce début d'année, voila une spéciale fort agréable avec tous les ingrédients de l'enduro : une bonne calade, avec une pincée de technique, une louche de pédalage, et beaucoup de plaisir en accompagnement,
Mais voila, les meilleures choses ont une fin et le terrible portage du Mont Chauve sera notre gage pour accéder à la SP 2.
La montée est physique et c'est non sans mal que certain surmonte cette difficulté
La descente s’annonce tout aussi ardue, avec surtout ces célèbres pierres, prochainement inculpées de crime contre l’humanité des pneus…
Il n’y a pas de guerre sans mort, me voici victime de celle qui oppose VTTiste à l’espèce rocailleuse,
Me voici durant un moment bien seul face à cette cruelle désillusion alors que mes sensations étaient au top,….
Heurreusement les amis savent être là quand on a besoin,
Pour nous aider à retrouver le moral et à nous sortir du trou,
Me voici donc terminant tranquillement cette spéciale sous les regards curieux de quelques promeneurs,
Nous voici en route vers la dernière spéciale,
Celle-ci s'annonce toute aussi magique que les autres,
Quelques accompagnateurs ont fait le déplacement,
C’est donc comme mon pneu, gonflé à bloc que je prends le départ de la dernière spéciale,
Ma détermination sera récompensé par une belle 9 éme place,
Le soir venu, au coucher du soleil, me voici méditant sur cette superbe journée.
Finalement quand on y pense, il existe des pays, par exemple le Pérou ou la Bolivie, dont la plupart des habitants ne savent même pas que la France est un pays, ils n’en ont tout simplement jamais entendu parler. Ces mêmes habitants qui n’ont pour la plupart même pas assez d’argent pour changer de basket ne peuvent encore moins imaginer qu’il existe des vélos dont la valeur leur permettrait de se nourrir pendant plus de 10 ans. Un dérailleur cassé est voici plus d'un mois de salaire qui s'envole.
Alors finalement, qu’importe la place que j’ai pu faire durant cette compétition de ce sport inimaginable, dans ce coin de pays qui n’existe pas, tant que le plaisir est la…
27 octobre 2009
Theoule 2009 : La relativité
Pu… les bou… T’as perdu 10 secondes dans la derniére spéciale parce que ton armotisseur ariére a cassé. Ca fait vraiment chi… à cause de ca tu as perdu 5 places. Vraiment les bou…, la journée est gachée.
Ton voisin est chauffeur livreur. Il s’est fait un lumbago. Il a le dos tout bloqué. C’est vraiment chiant pour lui. Tu ira quand même lui rendre visite pour voir si il a le moral.
Une vague connaissance de ta famille travaille aux Etats Unis. Il traverse une grosse déprime en ce moment. T’y peut pas grand-chose en même temps. Puis toi tu le connais pas personnellement. Au pire t’ira lui mettre un mot d’encouragment sur son facebook.
Un petit chinois de 11 ans travaille à l’usine. Il est surexploité. Sa santé est très précaire. Son espérance de vie aussi. En même temps qu’est ce que t’y peut. C’est la vie. Il est juste pas né au bon endroit.
Mais quand même ca fait iech cet amorto cassé. Sans ca t’aurais fait une des meilleures performances de ta saison.
Le petit chinois de 11 ans travaille pour un fabricant d’amorto. Il en est à sa 10 iéme heure de travail de la journée ; fatigué et par mégarde il a mal mis le joint dans le 854 éme amorto monté dans la journée.
La vague connaissance aux Etats-Unis a en charge la vérification de la qualité de montage d’amorto en provenance de Chine. Il doit a tout pris faire son objectif mensuel et là il est la bourre. Il en peut plus, par surcharge il a oublié de contrôler un lot.
Ton voisin chauffeur livreur doit livrer un colis d’amorto. Le paquet est trop lourd, il l’a laissé tomber par terre sous le poids.
Ton amorto a pété c’est scandaleux. Tu te plaindra auprés du fabricant. Celui-ci demandera des explications au livreur sur les conditions de transport. Mais c’est pas de sa faute, lui il a juste livré le colis.
Le service qualité déclare que les procédures de vérification sont normales, aucune anomalie importante à signaler.
L’usine chinoise décidera que le petit n’est plus assez productif. Vaut mieux le remplacer.
Tu recevra un bel amorto tout neuf, l'autre cassé tu l'a jeté à la poubelle. Tiens voila maintenant un point commun avec le petit chinois, lui fait les poubelles pour vivre maintenant.
19 octobre 2009
Le coût de la vie
Voici le récit d’un certain nombre de personne un certain jour d’une certaine année.
Ces personnes étaient persécutées par une force dépassant l’entendement. Les bourreaux n’étaient ni des personnes ni des idées. Ils étaient bien pire que ça : il s’agissait des chiffres et les nombres.
Chacun d’entre eux subissait le fardeau de ces courbes qui
ainsi formées représentaient des chiffres qui mis côte à côte formaient des
nombres.
Pour un le nombre persécuteur signifiait le chiffre d’affaire que son patron lui demandait d’obtenir. Pour un autre ce nombre représentait son âge. Le suivant un taux d’alcoolémie. Son acolyte, un nombre de chute. Le chef de la bande était quant lui maltraité par les places sur les courses de vélo, il s’agissait alors plus de chiffre que de nombre. Son fidèle ami avait affaire à une taille. Le frère de l’un d’eux par un nombre de crevaison et de casse diverse sur le vélo. Un autre par un capital… (à non autant pour moi c’est le même que celui qui a un problème avec l‘âge). Il y avait aussi celui qui ne supportait pas le nombre de mètre qui le séparait du fond de la vallée.
Voici donc cette vaillante armée à la conquête d’un département dénommée 04.
La lutte fut engagée dés le début : il fallut combattre les chiffres du temps du voyage et son fidèle associé le kilométrage. La victoire fut tout d’abord aisée. Néanmoins ce n’était que le début. Il fallut ensuite affronter l’altitude qui atteignait le nombre de trinitéen pure souche dans le groupe et dont le premier chiffre était proche du nombre de frère présent dans l’équipe.
On cru perdre un membre de l’équipage à cette occasion ; celui même qui ne supportait pas la trop grande distance entre le point où il stationnait et le point situé à l’aplomb de son bras. Heureusement celui-ci rusa et esquiva ce passage.
La journée fut longue et la victoire incertaine.
Il y eu tout d’abord la vitesse puis le dénivelé.
Les victoires se succédaient mais la lutte était de plus en plus acharnée.
La troupe était au plus mal.
Certains n’hésitaient pas à appeler cette journée « La pire de leur vie », alors que les chefs de guerre savouraient la rudesse du combat.
Le temps allait donner un coup de grâce en usant de son coup magique : la tombée de la nuit. Dans un dernier effort, ils purent in extremis trouver refuge avant une toute fin tragique.
La journée du lendemain commençait mal : les nuages avaient déposés un certaines quantités de centimètres de neige.
Et ce fut pourtant dans cette inadvertance que la troupe pu trouver son envol.
La
victoire sur les chiffres et les nombres étaient proche. L'assaut final était lancé.
Il y eu une dernière attaque de la vitesse sur l’ancien du groupe : alors que celui croyait victoire acquise et descendait tranquillement en voiture rejoindre ces compagnons, la vitesse essaya de le pousser dans le bas côté. C’était sous-estimé sa franchisse d’assurance (qui était en fait un nombre mis à l’esclavage).
Finalement la victoire était là. Elle avait la saveur de ces moments qui ne peuvent être quantifiés : des chemins sans fin, des épingles à l’infini, des couleurs ne répondant à aucun numéro de RAL. Des sourires innombrables.
Alors oui durant un court instant ce petit groupe savoura la croyance en l’immortalité de leur bonheur. L’infini était à portée de main ou de roue devrait-je dire….La valeur de leur vie était devenue incommensurable.
Dans le prochain épisode découvrez comment la communauté de la roue est de nouveau siégée par ses contraintes et s’en sort en partant au ski…
24 mai 2009
Lettre ouverte....Digne 17 Mai 2009
Bonjour toi,
Te souviens tu de moi ? En une semaine il serait étonnant que tu m'ait oublié. D'accord, on s'était quitté en mauvais terme mais avec le recul laisse moi t'expliquer :
Bien sur les choses ne pouvaient être que mal engagées : nous jeunes baroudeurs des temps modernes à la recherche du single ultime, toujours à courir d'un coin à l'autre. La semaine derniére s'était Digne. Toi, veil homme nostalgique des temps passés, accroché à ton patrimoine foncier tel ton dernier trésor et celui-ci se trouve prés de Digne.
Nous, l'espoir vain d'un jour pouvoir rouler tel les grands champions :Vouilloz, Barel, ou ne serait ce que Beunard.
Toi, regrettant de n'avoir pu être un dictateur : oui tu aurais aimé être le monarque de Digne si les Alpes de Haute Provence avait été un territoire indépendant. Et à nos réves de Vouilloz, Barel et Beurnard, tu nous répond Napéolon, Mobutu, Pinochet, presque Staline si celui-ci avait pu être un peu plus en faveur des propriétés privées que tu chéris tant.
Alors voila nos chemins se sont croisés, les paroles animées aussi. Nous on voulait juste sentir l'air siffler dans nos oreilles, nos roues virevoltant sur d'étroits chemins. Toi tu voulias juste que l'on ne passe pas.
Comprends nous. Tu aurais pu nous gacher notre week-end. Bon d'accord cela aurait été difficile au vue de la premiére journée :
Je n'ai jamais pensé que nous étions plus verteux que toi. Tu as presque réussi à me persuader que j'étais en tueur en puissance avec mes méchants crampons qui venaient déchiquetter ton innocente herbe.
Mais as tu vu ta montagne ? Toute ces pistes que tu as créées. Si nous sommes des assassins d'herbe te voila le commanditaire d'un génocide, la liste tes dictateurs pourraient s'étoffer de noms encore moins recommandables.. ... Alors non le malaise n'est pas la...
Chacun à besoin d'un échapatoire à sa routine. Nous il s'agit du le vélo, toi s'est ta propriété.
Je ne suis pas la pour juger qu'elle est la meilleure occupations.
Et pourtant je te plains...
Certes nous ne rendrons le monde meilleur à tourner nos jambes dans le vide sur des pédales, mais dans tous les cas nous ne le rendons pas pire. Et puis surtout cela nous rend nous heureux et c'est déja beaucoup.
Alors oui je te plains, malheureux homme obligé d'hair les hommes qui le font vivre. Se sentir exister dans ce monde où l'on a vite fait de se sentir impuissant par le conflit avec les autres...
Puise tu un jour trouver un hermitage où personne ne viendra plus t'importuner. Et inversément...
10 mai 2009
Voyage, voyage...
Il n'y a pas que les courses dans la vie...
Il peut y avoir...Le lac Majeur en Italie,...
De beaux petits repérages...
Puis la pluie...
Alors on réessaie dans le massif des Albéres à Argelés sur Mer...
Et ca passe...
La destination pour le voyage de club 2010 est préte....
En plus ce coup ci; il y a la mer
08 avril 2009
Abadie 2010 : Eternel recommencement...ou presque
Lundi matin. Tu fermes la porte de ta voiture. Le ciel est gris tu t'en fout ca va avec le lundi. Un collégue se gare à côté de toi tu fais mine de l'ignorer. Tu traverses le parking et te diriges vers la porte d'entrée des bureaux. Le regard sur les marches, lentement tu gravis l'escalier. Une autre porte. Un autre collégue que tu ignores. Assis devant ton ordinateur. La position sera la même durant toute la journée. Allez c'est parti : Tu tapotes au clavier. Une petite erreur, hop la touche effacer et tu reprends ton pianotement. Une grosse erreur. Et hop il faut que tu reprennes tout le pavé que tu venais de taper. Midi, repas. Et c'est reparti. T'es plus attentif, tu fais moins de faute. Le texte se tape plus vite. Fin du chapitre. La fatigue se fait sentir tu fermes les yeux et te rappelles : Dimanche matin. Tu fermes le serrage rapide de ta roue. Le ciel est bleu, c'est ce que tu espérais. Un concurrent se gare à côté de toi tu lui lances un grand bonjour amical. Tu traverses le parking et te diriges vers la tente insciption. Le regard sur l'horizon, lentement tu gravis la premiére liaison. La tente de départ. D'autres concurrents avec qui tu blagues. Assis sur ta selle. La position sera la même durant toute la journée. Allez c'est parti : Tu pédales. Une petite erreur, hop un coup de frein et tu reprends la trajectoire. Une grosse erreur. Et hop il faut que tu remontes sur le chemin. Midi, ravito. Et c'est reparti. T'es plus attentif, tu fais moins de faute. Le sentier défile plus vite. Fin de la course. La fatigue se fait sentir tu fermes les yeux et ne pense à rien.:
16 mars 2009
Tragédie Moderne....Sospel 2009
Samedi 21 Mars 2009 :
Extrait de Nice Matin : "Un détraqué s'accage 5 horlogeries".
Nice, le 20 Mars 2008, un homme a détruit plusieurs horlogeries dans la nuit de Mercredi. Le mobile de ces dégradations restent floues. Cette homme n'était pour l'instant pas connu des services de police, n'a pas de passé psychatrique et n'était pas sous l'emprise de l'alcool. L'homme trés difficilement controlable par les policiers municipaux se serait servi de vélo qu'il aurait trouvé dans la rue pour casser la vitrine des magasins.
Vendredi 20 Mars 2009
Oui, c'est une conspiration maintenant tu en es sur. Ils controlent tous les magasins. c'est une puissance insoupsonnée. C'est pas de ta faute tout ce qu'il t'arrive. On a peur de toi. Comment tu as fait pour ne pas le voir avant ? Tous ces signes auxquels tu n'avait pas prété attention te reviennent maintenant. Jusqu'ou peuvent-ils aller ? Et si ils controlaient même le temps ? Mais oui, c'est sur. Au vue de ta puissance le sabotage du vélo n'aurait pas suffit.Tu commences à avoir de sueurs en pensant à tous ces moments ou tu regardé ta montre et ou tu avais l'impression que le temps n'avancait pas a la même vitesse. Ces moments passées dans les files d'attente ou ces minutes te parraissaient des heures. Et puis à contrario, ces instants ou tu étais pressé et ou tu avais beau courrir mais tu étais tout le temps en retard. Depuis quand il te controle comme ca ? Comment ils font ? Comment font-ils pour controler le temps ?
Vite détruire ma montre, le marteau voila ca c'est fait. Maintenant vite avant qu'il s'apercoivent que j'ai compris jeter magnétoscope, four, par la fenêtre. Suis je stupide pour ne pas avoir su voir le paradoxe à afficher les heures sur ces appareils dont la fonction n'a rien a voir avec le temps.
Un peu de télé ca va me calmer. Non ils sont la aussi, je ne peux pas leur échapper, vite mon marteau....
Ils sont partout....à l'aide...appeler le docteur..."Veuillez patienter quelque secondes au non, lui aussi est avec eux.... " vous m'entendez, jamais vous ne m'aurez, jamais.....je vois clair dans votre jeu.
Ca y est ca va mieux... Qu'est ce que j'entends ? Le robinet qui goute ? Ne serait ce pas la même mélodie qu'une montre ? Vite sortir d'ici, me fondre dans la foule...Des vélos, oh non il sont à mes trousses.....
Jeudi 19 Mars 2009 :
Bizarre, je ne me sens pas plus en forme. Ca doit être le vélo. Ca ne peut être que ca. Allons voir dans le garage. Je démonte tout, rien d'anormal. Mais oui c'est ca, regarde le disque qui frotte légérement. Ca parait rien mais a haute vitesse forcément ca te ralentit énormément. Et la qu'est-ce ? Un gravier dans mon pneu maintenant tout s'explique. Bien sur que je ne peux avoir que du mal à avancer avec ce caillou qui parait si petit comme ca mais à haute vitesse, ca change tout. Un vélo qui marche si mal personne n'en voudra. moi ca va je suis fort mais une personne normale n'arriverait pas à rouler avec ces problémes. Amenons le chez le mecano pour le réparer. Comment ca il n'a rien? Vous vous moquez de moi? Ce n'est pas possible j'exige que vous me changiez de vélo. Faites moi voir ce vélo neuf...mais c'est pareil vous ne voyez donc pas ces picots qui dépassent des pneus..Ne me dites pas que c'est parce que le pneu et neuf. Vous n'y comprenez donc rien je vais voir ailleurs...Mais la aussi c'est pareil...Ils en ont après moi...Ils se sont tous ligués contre moi...Je leur fait peur ca doit être ca. Je suis trop fort pour eux....
Mercredi 18 Mars 2009 :
"Chérie ? Je vais te dire quelque chose que j'aurais du te dire depuis longtemps et que tu ne va pas forcément apprécié : je crois que je fais trop de chose à la maison. Tous ces efforts inutiles que je consents ne peuvent que nuire à ma forme. Il faudra dorénavant que tu t'occupes seul de toute la maison. Ces activitées coupent mon influx nerveux tu le vois bien non ? Chérie ? Ou va-tu ? Pourquoi tu fais tes valises ? Oui c'est ca va t'en je serais bien mieux sans toi.
Patron ? Je crois que la charge de travail que vous me donnez est trop importante. Vous ne voyez donc pas que je suis en train d'y laisser ma santé. Ma décision est longuement réfléchi : je démissionne.
Mardi 17 Mars 2009
C'est peut être le deuxiéme virage alors ? Ca me reviens, la j'aurais du prendre à l'intérieur. Et puis sur ce saut à la reception je crois avoir buté sur un caillou. Et puis l'autre, d'accord il s'est poussé sans me géner à priori mais ca a quand même des incidences sur la concentration. J'ai du être sur un mauvais rythme. Je suis bon à rien. En même temps si j'y réfléchis avant j'avais eu une semaine difficile. Des urgences au boulot. Et puis chauqe fois que je rentre à la maison, passer l'aspirateur, rangre les affaires ne me permets pas de récupérer. C'est pas de ma faute tout ca. En condition normale j'aurais su prendre les bonnes trajectoires.
Lundi 16 Mars 2009 :
30 secondes dans la spéciale, c'est pas normale. Je comprends pas j'étais pourtant bien.
Oui allo ? Vous avez pu voir pour les résultats? Ne le prenez pas comme ca je suis juste interpellé par mon temps dans cette spéciale. Je ne comprends pas comment est ce possible, je vous demande de bien relire les chronos sur la feuille. Il doit y avoir un probléme. Allo? allo ?
Dimache 15 Mars 2009 :
Ah oui la j'ai fais une bonne course. Si avec ca j'arrive pas à terminer dans les 50 premiers c'est qu'il y a quelque chose qui cloche.
Epilogue :
Chronométreurs à l'arrivée de la spéciale :
"- Merde j'étais distrait par la jeune fille qui vient de passer. J'ai oublié de regarder le temps du gars.
- bah t'embétes pas mets à peu prés une moyenne de temps. Et c'est pas non plus leur vie qui est en jeu. Tant qu'ils se font plaisir, le chrono n'est pas important aprés tout."
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04 mars 2009
Allo ???
Colomars 2009 :
Allo ici le centre de la Terre. Vous m'entendez les chemins de Colomars ? Faut arrêter les bétises là...c'est quoi tout ce raffut ?
Allo...Oui c'est le vélo de Flo là. C'est juste pour dire que c'est pas moi.
Oui allo. C'est les vélos de Nidal, Jo et Guillaume. Il est où le probléme? On a plus le droit de se faire plaisir c'est ca ? On voit que c'est pas vous qui êtes parti de rien, juste quelques minéraux qui ont ensuite former un tube puis un cadre et d'autres minéraux qui ont formés d'autres coposants... Et toute cette souffrance, les soudures, les voyages en soute des bateaux... Alors maintenant on a bien le droit de prendre l'air non ?
Allo Docteur ? Oui, c'est le vélo de Yann à l'appareil.
J'en peux plus. Il continue à me maltraiter. Si vous voyez ce qu'il m'oblige à faire. Et vas y qu'il me projette à toute vitesse contre les cailloux. Un saut qui traine je suis sur que je vais être obligé de le prendre. J'en peux plus, je vais craquer... Une base arriére, un rayon, je sais pas mais je vais craquer. En plus vous savez quoi Docteur ? Je suis sur qu'il prend du plaisir à faire ca...
Oui allo ? C'est Zongo 3 à l'appareil. Je suis bien au Commissariat. Voila c'est pour vous signaler un délit. Oui, délit de grande vitesse. Un certain Olivier, l'ange du lac ou un truc comme ca. Oui c'est sur moi j'étais bien tranquille dans la troisiéme courbe gauche. Et puis là un malade, sans prévenir il est passé à toute vitesse. Il faut faire quelque chose vite. Immaginez un petit caillou qui traverse à ce moment là....
Oui allo, c'est bien l'usine Maxxis à l'appareil ? Oui voila bonjour, c'est le pneu de Cyril, on vous avez dis combien déja de chambre à air ? Ah oui, la je crois qu'il va y avoir un probléme. Vous pouvez doubler le stock ?
Oui allo c'est le maillon récalcitrant de la chaîne à Lionel. Oui voila moi j'arrête. Ca sert à quoi ce que l'on fait à la fin. A chauqe fois ce que je constate c'est que le soir je suis au garage. A quoi je sers si c'est pour ne jamais avancer et revenir toujours au même point ? Autant ne pas partir non ?
Oui, allo c'est le vélo à Alex à l'appareil, ou du moins ce qu'il en reste. Je suis bien au Cirque Borriglione ? J'aurais éventuellement quelque chose à vous proposer...























































































































